Le CACES R377m

Quand et pourquoi est apparu le CACES?

Le CACES a été proposé par la Caisse Nationale d'Assurance Maladie et a été adopté par le Comité Technique National des Industries du BTP le 5 novembre 1996 suite à de nombreux accidents liés à l'utilisation des grues à tour. Un des plus grave fut la grue qui s'effondra sur un lycée professionnel de la ville de Toul le 26 janvier 1995. Il y eu 6 morts et 11 blessés parmis les élèves, le grutier qui conduisait cette grue fut lui aussi gravement blessé. Le procès se révéla très long et très compliqué. Le vent fut la cause de cet accident, il soufflait à 108 km/h au moment de l'accident.

La Sécurité Sociale a donc décidé de faire quelque chose pour prévenir des accidents liés à l'utilisation des grues à tour.

 

Que faut-il faire pour conduire une grue?

 

Pour conduire une grue:

  1. avoir 18 ans.
  2. vérifier l'aptitude médicale au poste de conduite
  3. passer des tests de connaissances et de savoir faire
  4. avoir une autorisation de conduire de l'employeur.

L'aptitude médicale

Le médecin vérifiera que vous n'avez pas de contre indication pour occuper ce poste par une série de test et de questions.

Il ne faut pas avoir bien sur le vertige, avoir une bonne vue, bien entendre, pas de problèmes cardiaque ni respiratoire (surtout pour les grues un peu hautes).

A l'issue de cette visite il va remettre une fiche d'aptitude médicale avec l'inscription "apte ou inapte" au poste de grutier.

Ces visites médicales ont lieu soit à l' embauche, tous les ans ou lors d'une reprise de travail.

fiche d'aptitude médicale
fiche d'aptitude médicale

Le contrôle des connaissances...

 

Le test théorique.

 

Cette étape consiste à passer des tests théoriques et pratiques dans un organisme reconnu testeur. Chaque test est noté sur 100 points et la note minimale qu’il faut obtenir est de 70 points aussi bien à la théorie qu’à la pratique (attention, ce n’est pas une note globale !).

 

Le test théorique est unique quelque soit le type de grue que vous conduisez (GME ou GMA, conduite depuis le sol ou la cabine). Il comprend 3 sujets:

 

  • La réglementation
  • La technologie des grues
  • La sécurité

Le contrôle des savoirs faire

 

Le test pratique.

 

Il est réalisé sur chaque type de grue (GMA ou GME) en fonction des besoins des entreprises. Le grutier sera noté sur :

 

  • La prise de poste (contrôle des moteurs, des câbles, essais à vide,…)
  • La conduite (contrôle des ballants, la rapidité, l’appréciation des distances,…)
  • La fin de poste (mise hors service de la grue, girouette,…)
  • L’entretien (graissage de la couronne, des câbles, niveau d’huile,…)

 

Si il a échec à l’un des 2 tests, le testeur indiquera au grutier et à son employeur les causes de cet échec. Il sera proposé une formation dont le contenu et la durée seront variables en fonction des besoins du candidat au CACES. Il conservera les points obtenus supérieur à 70 et devra repasser la partie échouée dans un délai de 6 mois maximum dans le même organisme testeur.

 

Si il a échec à la théorie et à la pratique, le candidat devra repasser l’intégralité du CACES, un contenu et une durée de formation lui seront aussi recommandés.

L'autorisation de conduite

Cette autorisation sera délivrée par l'employeur après s'être assuré que le grutier est apte médicalement et  apte à conduire une grue en toute sécurité.

Cette autorisation n'est valable que sur le chantier où travaille le grutier, et le chef d'entreprise peut la lui retirer à tout moment.

Le grutier recevra aussi toutes les consignes de sécurité du chantier (zones de stockages, zones de survols interdites, utilisation de la grue les jours de vent).

Sur cette autorisation est mentionné: l'identité du grutier, le type de grue qu'il est autorisé à conduire, quand et où il à passé le CACES, si il est apte médicalement.

En cas de contrôle sur un chantier par l'inspection du travail, elle sera demandée au grutier avec une pièce d'identité.

 

 

Exemple d'autorisation de conduite

Autorisation de conduite
Autorisation de conduite

Important!

Le chef d'entreprise s'expose à une amende de 4000 €  par salarié conduisant sans autorisation. (Article R233-13-19)