En 1929, Paulin Richier  met au point une bétonnière qu'il fabrique dans une usine construite pour l' occasion en 1931 dans la plaine de Montjoly à Charleville .
Il y produit dès 1933 des rouleaux compresseurs  puis des pelles mécaniques dans de nouveaux locaux. En 1949 sortent de fabrication les premiers bulldozers.
Leader européen des engins de travaux publics, le géant équipe même l’armée.
Mais dans les années 70, la Marque ardennaise subit de plein fouet la crise pétrolière.
Racheté par les Américains en 1972, le groupe Richier est " dépecé " par Ford, passant de plus de 4000 salariés en 76 à 2600 trois ans plus tard pour finalement être mis en liquidation.
En 91 , le constructeur automobile ardennais Gilles Poncin, installe son entreprise d' équipement d' engins de chantier sur la friche Richier reconvertie en ZI , Ford y  conservant  toutefois une activité  par l'intermédiaire de sa filiale VISTEON qui produit des climatisations pour voitures.
RICHIER avait plusieurs usines au chef-lieu. La plupart des ouvriers habitaient Charleville ou ses environs.
Ainsi ceux de Mécaest , située dans l' actuel supermarché Match , venaient  de Mézières ou de Mohon à pied , de La Francheville à vélo et de Flize ou Nouvion en train . Seule la " maîtrise " possédait : vélo-moteur , moto ou encore plus rarement voiture , il n' y avait d' ailleurs pas de parking .
Le travail se faisait sur 6 jours du lundi au samedi soit une semaine de 45 h ! Pas de 3 X 8 . Chaque ouvrier était responsable de sa machine. La formation se faisait sur le tas mais le patron encourageait ses ouvriers à évoluer, leur offrant la possibilité d’obtenir des diplômes par le biais de l’enseignement technique (Bien avant Bazin, dans les actuels locaux du Collège Jean Macé) .
Nombreux étaient les salariés qui travaillaient " en famille «. Le père voire le grand-père faisait embaucher fils et petits - fils dès la sortie de l’école à 14 ou 15 ans ! La paie était versée en espèces et il y avait parfois des erreurs entre les prénoms d’un même patronyme !
Lors des grands événements, l’on cessait le travail, le temps d' applaudir les coureurs du Tour de France ou l' équipe victorieuse de Sedan revenant en train au pays avec ... la Coupe de France !
Que reste-t-il de la saga Richier à Charleville-Mézières ?
Bien peu de choses en fait. Un vieux rouleau compresseur abandonné sur l' ancien  site de production ...et une rue au nom de son fondateur .
Hasard ou ironie du sort c’est  aussi l’adresse de l’actuelle concession FORD ... le grand homme aurait-il apprécié ? Lui qui mourut dans l’année qui suivit le rachat de son entreprise par les " Ricains ".

 

sources:

DATAS

Pour acceder aux datas, cliquez sur le modèle (fichier PDF).

GA (grue automontante)

X 1140

X 1220 B

X 1265

X 1360

G HV(hauteur variable)

G 45 HV2

G 60 HVA

G 120 HV

GT (grue à tour)


Richier GT 1450

Source photo: http://www.skyscrapercity.com
Source photo: http://www.skyscrapercity.com