source: http://cartes-postales.delcampe.fr
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Établissements Louis Perbal

Les établissements Louis Perbal étaient spécialisés dès avant la guerre dans la construction des appareils de levage (sapines et mâts-grues) destines à l'édification des immeubles, appareils qui ont été conçus et mis au  point par l'administrateur-directeur de cette société, M. Louis Perbal.Nos lecteurs n'ont certainement pas oublié les grandes grues-derricks qui ont fonctionné devant la rédaction même du journal le Temps, en 1912, pour la construction des immeubles de la compagnie d'assurances Urbaine, à l'angle de la rue des Italiens et du boulevard du même nom.La remise en route des ateliers fondés par M. Perbal à Dombasle-sur-Meurthe, près de Nancy, n'a pas été sans présenter de très sérieuses difficultés. M. Perbal était mobilisé; ses ingénieurs, qui sont officiers d'artillerie également, n'ont pas quitté leur poste de combat; c'est donc par ses propres moyens que l'administrateur-directeur a dû réorganiser les ateliers de Dombasle, afin de les adapter à la fabrication du matériel de guerre.Et cependant, il n'a pu s'occuper de ses propres usines d'une façon suivie, que fin 1915, après avoir aidé comme officier en service, dans la mesure de son activité, à la mise en route de différentes usines de la région de Nancy.Les ateliers de Dombasle ont exécuté du matériel d'artillerie, tel que des ceintures de roues; des munitions, en l'espèce l'usinage d'obus en fonte aciérée; du matériel de cuirassement pour les sections de camouflage; des observatoires d'artillerie blindés sur pylônes triangulaires qui sont installés par le service du génie; du matériel de toute nature pour les différents services de l'armée.Enfin, peu à peu, malgré les difficultés sans nombre, il été possible à M. Perbal de reprendre la construction de ses appareils de levage, et leur utilisation a pu être faite pour les agrandissements des poudreries d'Angoulême et de Bergerac, pour la construction de l'arsenal de Roanne, pour l'agrandissement de la pyrotechnie de Bourges, pour la construction des usines de gaz asphyxiants de Vizille (Isère) et d'acide nitrique de Pierrefitte-Nestalas(Basses-Pyrénées), pour la reconstruction du viaduc de Poix, etc.Placé dans la zone avancée à quelques kilomètres de la ligne de feu; visité, chaque fois que le temps se met au beau, à trois reprises différentes dans la même journée, par les avions ennemis; exposé à des arrêts fréquents par suite des ruptures de lignes d'amenée du courant électrique provenant de la station génératrice sérieusement gêné par les perturbations  et les arrêts intermittents des transports, le personnel des ateliers a toujours aidé son chef dans sa lutte inlassable contre les difficultés apportées à la fabrication, et aucune des causes ci-dessus énumérées n'a réussi à entamer sa persévérance. La marche des ateliers a pu être assurée de nuit comme de jour avec un personnel ouvrier supérieur en nombre à ce qu'il était avant la guerre.Les Etablissements Louis Perbal exposent dans leur stand, à la foire de Lyon, des photographies des appareils  Perbal ainsi qu'une maquette reproduisant à plus petite échelle, avec exactitude, les différents types de ces appareils devenus classiques pour les entrepreneurs français. Cette maquette a été exécutée quelques mois avant la guerre par les deux fils aînés de M. Perbal, dont l'un a été tué face à l'ennemi en 1915 et l'autre est prisonnier de guerre depuis décembre 1914. Les ateliers de Dombasle sont en mesure d'exécuter toutes les commandes d'appareils de levage qui leur parviennent et le dépôt que les Etablissements Louis Perbal ont installé, 5, boulevard Macdonald à Paris, possède en stock un certain nombre de sapines et de mats-grues qui peuvent être mis en service immédiatement.

Extrait du journal "Le Temps" paru le 13 mars 1916

 

Les Appareils de levage Perbal.

La guerre a semé les ruines dans tous les pays où les armées de l'Allemagne et de ses alliées ont pu exercer leurs déprédations. La France, dans ses départements du Nord et du Nord-Est, la Belgique, sur la presque totalité de son territoire, ont vu s'écrouler par milliers les immeubles, châteaux, manufactures, édifices publics, églises, travaux d'art des chemins de fer, des ports et des voies de communication interurbaine.

Un formidable travail de reconstitution s'impose de ce seul fait à nos activités. Mais un autre s'y ajoute auquel nous ne pouvons nous soustraire. Dans toutes les grandes villes de France, dans les principaux centres industriels et commerciaux nous avons à entreprendre et à exécuter, promptement, des travaux considérables. Il faut assainir les quartiers populeux de nos cités; en même temps agrandir ou transformer nos usines et nos fabriques. Quiconque est au courant du progrès de l'industrie contemporaine sait que beaucoup de nos établissements sont à réédifier. Certains d'entre eux devront même être déplacés, soit pour se rapprocher des sources de production de la force motrice, soit pour s'assurer à meilleur compte les matières premières dont ils ont besoin, ou pour utiliser des moyens de transport qui n'existaient pas lors de leur première installation.

Ayant pu mesurer de quelle importance sont les facilités des communications terrestres et maritimes pour la prospérité d'un pays, pour sa sécurité même, nous avons enfin à donner une plus grande ampleur à nos gares de chemins de fer et en dégager les abords.

Approfondir nos meilleurs ports de mer ne sera pas suffisant, nous devons les désencombrer, les pourvoir des dépendances nécessaires (magasins, entrepôts, hangars, etc.) larges, spacieuses, bien situées. Il faut donc,

tout en réparant les destructions, démolir nous-mêmes ce qui ne répond plus aux convenances de notre époque, et reconstruire sur de nouveaux plans l'outillage immobilier de notre vie économique.

Cette œuvre nationale réclame l'emploi de procédés s'adaptant aux conditions essentielles de toute entreprise moderne, à savoir le maximum d'économie de temps et de dépense, sans rien sacrifier de la qualité des résultats. A ces conditions s'en joint une autre, trop souvent oubliée, maintenant impérative et que les Américains des Etats-Unis, nos maîtres en matière industrielle, ne perdent jamais de vue. C'est que dans l'intérêt de la classe ouvrière, comme dans celui des chefs de la nation, on ne doit jamais faire faire à un homme le travail qu'une machine peut exécuter mieux que lui, voire même aussi bien. Ce qui revient à dire que l'utilisation des « facultés » de l'homme, coup d'œil, adresse, intelligence, connaissances techniques, est toujours préférable à celle de sa force musculaire. Par cette utilisation, recherchée avec persistance, l'ouvrier verra progressivement ses salaires s'élever, sa situation matérielle s'améliorer et sa situation sociale atteindre un niveau en rapport avec sa dignité de citoyen. Il est fâcheux qu'une vérité aussi évidente soit souvent méconnue de ceux-là mêmes qui auraient intérêt à la propager.

Quoi qu'il en soit, dans le domaine de la Construction, aujourd'hui soudainement étendu, il est plus que jamais indispensable de réaliser, avec les économies possibles de temps et de dépense, celles de main-d'œuvre.

Nous avons perdu plus de 2 millions d'hommes jeunes, tués ou invalides, en majorité travailleurs manuels; et nous ne pourrons les remplacer par des étrangers, car le même besoin d'ouvriers de toutes catégories existe dans

les pays voisins de la France. Faire produire aux procédés mécaniques tout ce qu'ils peuvent rendre devient une nécessité absolue. Ces procédés ne l'emportent sur l'emploi direct des bras humains que sous trois formes,

la force, la rapidité et la précision. Or, c'est justement et uniquement de force, de précision et de rapidité que la partie la plus importante de la pratique de la construction (le maniement et la mise en place des matériaux

lourds) a le plus grand besoin.

D'où il résulte que les récents perfectionnements des appareils et  mécanismes destinés au déplacement, à la manœuvre et à la pose des pierres de taille, charpentes métalliques, armature des constructions en béton armé, matériaux ou matières d'assemblage, deviennent seuls pratiquement utilisables à l'heure actuelle.

Ces perfectionnements, on peut l'affirmer en toute assurance, sont réalisés par les appareils Perbal.

Les élévateurs Perbal ne constituent pas une « invention entièrement nouvelle », mais ils furent cependant les premiers en date parmi les engins de même nature en service sur les chantiers français. Leur apparition eut

lieu au commencement de ce siècle. Ils sont le développement logique, ingénieux et varié, d'un type rudimentaire employé à l'étranger depuis quelques années déjà.

Le mérite de leurs constructeurs est de s'être appliqués sans relâche à les perfectionner, accroissant à la fois leur robustesse et leur légèreté (si importante pour la facilité du montage), modifiant suivant les leçons de l'expérience et en profitant du progrès de la métallurgie, les dispositions relatives à la construction et à la manœuvre, cherchant enfin à créer des types répondant à tous les besoins qui peuvent se présenter.Les établissements de Dombasle-sur-Meurthe ne sont pas seulement une usine, c'est aussi un 'centre d'études où sont examinés et utilisés tous les faits, toutes les tentatives, intéressant les appareils de levage à quelque titre que ce soit.

Les principes qui ont guidé la Société Perbal sont ceux que je viens de rappeler : économie de temps, de dépense (pour le constructeur), et de main-d'œuvre employée à des travaux de force ne réclamant ni intelligence

ni habileté professionnelle. Quant au but poursuivi, et atteint, indépendamment de ces économies, il fut d'arriver à concevoir, exécuter et mettre au point, un nombre de types suffisant pour ériger, surélever ou

réparer n'importe quelle construction, en hauteur ou en longueur, d'angle ou de façade, monumentale ou bourgeoise, sur un terrain de niveau ou incliné que cette construction soit en bois, en pierre, en fer, ou en béton armé. S'il s'agit de travaux de grande importance, les appareils des types choisis sont adaptés aux besoins spéciaux afin de réaliser l'organisation rationnelle du travail et la meilleure utilisation de la main-d'œuvre. Une description détaillée de chacun de ces types dépasserait le cadre de cette notice. Je me bornerai à une mention sommaire des principaux d'entre eux en indiquant à quelle genre de constructions chacun d'eux est approprié.

Mais il est inutile d'entrer dans ces distinctions pour faire ressortir les avantàges de l'emploi des appareils Perbal, puisque tous procèdent d'une même conception : obtenir le maximum de force, rapidité et précision, avec certitude et sécurité.

Quel que soit le type d'élévateur adopté le résultat de son fonctionnement est le même : prendre l'objet (par exemple une pierre de taille, de 1.000, 2.000 ou 3.000 kilos) là où il a été amené — dans le rayon d'action de

l'appareil, l'enlever avec certitude et facilité, d'un mouvement régulier, plus ou moins lent, suivant que le poids manœuvré est plus ou moins lourd (soit de 12 à 15 mètres à la minute) et le déposer intact, doucement, exactement à la place qu'il doit occuper dans la construction. L'opération s'effectue sans le secours de « cales », au moyen de griffes latérales ne laissant aucune trace. Si la qualité des matériaux peut faire craindre un débitement éventuel, des élingues de sûreté enlevées au moment où la pierre va atteindre sa position définitive, préviennent tout accident. Tous les constructeurs savent que l'emploi des cales, inévitable, quand la pose a lieu par les procédés ordinaires, est la source première des glissements, tassements, ou ruptures qui se produisent après l'achèvement de la construction sous le poids des charges supérieures.

L'économie de temps réalisé par les appareils Perbal ne résulte pas seulement de la plus grande vitesse d'ascension des pierres (charpente métallique ou bennes de béton), mais aussi de la suppression des manœuvres de force au moment de la pose. Tous ceux destinés aux constructions d'une certaine importance (mâts-grues, et derricks) sont actionnés de l'intérieur d'une cabine fixée le long du mât, mobile en hauteur, et disposée de telle sorte que le mécanicien qui règle le levage et l'orientation de la grue surplombe la construction qui s'élève. Il voit en même temps le point où il prend son fardeau et celui où il veut l'amener. Le placement irréprochable ne demande aux ouvriers qui doivent guider la taille qu'un effort insignifiant.

Une autre économie de temps, qui pourra en certaines circonstances être considérable, résulte de l'étendue du champ d'action de l'appareil, lequel peut aisément desservir une façade de 100 mètres sur une hauteur de 30 mètres. Il permet donc de monter les constructions par piles ou par assises horizontales à volonté. On a ainsi le grand avantage de ne pas immobiliser le chantier au cas où certains matériaux viendraient à manquer, ce qui est à prévoir dans le temps présent où les entrepreneurs éprouvent de sérieuses difficultés à s'approvisionner' d'une façon certaine.

Il est sans doute inutile d'insister sur l'intérêt qui s'attache à la rapidité de la construction, surtout pour les grands immeubles, puisque pendant toute la durée, des capitaux, représentant parfois plusieurs millions, restent immobilisés.

L'un des principaux et des plus heureux perfectionnements apportés par le « Perbal » au système d'élevage est la suppression complète des haubans, ainsi que de tout point d'appui pris sur la construction, pour assurer la stabilité du mât. Le principal inconvénient des câbles, cordages ou chaînes est de ne pas maintenir la verticalité des appareils d'une manière suffisante. Les haubans se détendent toujours, et il en résulte un balancement préjudiciable à leur conservation. Enfin, l'appareil est exposé à de très graves accidents si par suite d'usure (ou de malveillance), un des câbles de retenue vient à se rompre.

Quant aux appuis pris sur la construction elle-même, les inconvénients en sont bien connus. Le plus sérieux est le peu de confiance que mérite leur solidité.

C'est pourquoi il est de règle absolue pour les appareils Perbal d'être indépendants de la construction qu'ils desservent. Ils n'en gênent ni les échafaudages, ni la construction intérieure, tout en occupant sur la voie publique un minimum de place. Leur stabilité est obtenue (l'expérience l'a constamment prouvé) par un dispositif aussi simple qu'ingénieux. Il consiste dans l'établissement sur la façade de la construction et en dehors des

échasses, de deux chemins de roulement métalliques. Le second de ces chemins (« le Grey », sous sa désignation schématique) est maintenu à 10 mètres de hauteur par des montants et des arcs-boutants passant dans les ouvertures de la construction. Ces derniers sont fixés à leur partie inférieure par des « plateaux d'ouvrage » foncés à quelques mètres sous terre. Le tout offre une inébranlable résistance. Un système d'accrochage prenant appui sur le « Grey » maintient le mât dans la position verticale, tout en lui laissant sa faculté de translation sur le chemin de roulement qui repose sur le sol.

Les emplois des appareils Perbal sont si variés, en raison de la différenciation des constructions pour lesquelles on les utilise, qu'il n'est pas possible de chiffrer exactement l'économie de temps qu'ils sont à même de procurer. On peut toutefois évaluer cette économie à la proportion d'au moins un tiers, en moyenne pour le passé. Pour l'avenir prochain, elle sera certainement plus forte, puisque la main-d'œuvre sera plus rare qu'avant la guerre. L'économie de dépense dépasse déjà sensiblement cette proportion, et la dépassera bien davantage, du fait de l'élévation considérable des salaires.

Il me reste à faire connaître les principaux types adoptés par la Maison Perbal. Tous les appareils de levage qu'elle construit, se rattachent, jusqu'à présent, à l'un d'eux sous réserve de perfectionnements de détail. La place m'étant mesurée, je dois, comme je l'ai déjà dit, me borner à une sommaire énumération.

Le plus léger et le plus économique de ces appareils est la « Sapine », fixe ou roulante, de section triangulaire, pour chantiers de petite ou moyenne importance. La Sapine fixe convient aux constructions élevées, de façades réduites. Sa hauteur peut atteindre 30 mètres.

La flèche pivotante qui surmonte le mât a une portée de 4m10. Son orientation, dont l'arc est de 270 degrés, se fait à la main au moyen d'un treuil à vis. Le moteur de levage est d'environ 5 chevaux de force. La Sapine roulante, indiquée pour les façades étendues, repose sur une voie de 2m 50. Sa hauteur ne dépasse guère 16 mètres.

Le « Mât-Grue » est celui des appareils Perbal dont l'usage est le plus répandu. Sa stabilité est assurée, comme je l'ai déjà dit plus haut, par le système d'accrochage au Grey. Sa section est quadrangulaire (lm 20 sur lm20). Le mât porte à sa partie supérieure une flèche d'une portée de 7 mètres environ, à rotation omplète, et dont l'axe est avancé vers la construction de 1 mètre et lm30. La force de levage de l'appareil varie

avec la portée utilisée de la flèche (de 1.500 à 9.000 kilogrammes). Elle est fournie par un moteur électrique (ou à pétrole à défaut d'électricité) de 7 chevaux. La hauteur du Mât-Grue est, dans l'usage courant, de 30 mètres et peut atteindre celle de 40 mètres. Cet appareil est le mieux adapté à la construction des immeubles à longues façades sur d'assez grandes hauteurs. Il a été employé avec succès aux agrandissements du Ministère de 'Instruction Publique, à la construction du Royal -Hôtel de Deauville, à celles du viaduc d'Orsay, des Immeubles de la Société Générale au Trocadéro, etc.

Le Mât-Grue peut être monté sur une plate-forme analogue à celle de la Sapine roulante, quand il doit être employé à des constructions ayant des façades étendues, mais ne dépassant pas 16 mètres de hauteur.

Le « Mât-Grue pylône » dont les établissements Perbal ont deux modèles (25 et 30 mètres de portée), convient aux très grands chantiers et aux charpentes métalliques importantes. C'est un pylône vertical, triangulaire terminé par une pyramide. Le sommet de celle-ci sert, de pivot à une flèche équilibrée par un contrepoids, et dont la partie inférieure tourne dans un plan horizontal, munie d'un chemin de roulement avec chariot mobile. La force de cet appareil est de 3.000 kilogrammes. Sa hauteur peut atteindre 50 mètres.

Les « Derricks » répondent aux mêmes besoins que les mâts-grues; mais s'appliquent plutôt aux cas où il faut en même temps desservir une surface considérable et lever de lourdes charges à de grandes hauteurs  (constructions d'églises, théâtres, palais, grosses maisons de rapport). Le Derrick diffère du mât-grue en ce que le mât vertical fusiforme fait corps avec la flèche portecharge et pivote avec elle. Ce mât est maintenu à sa

partie supérieure au moyen d'arcs-boutants qui viennent s'attacher à des points fixes situés à une hauteur assez grande pour laisser libre le passage de la flèche et permettre ainsi sa rotation totale. Ces points fixes sont les

sommets de trépieds scellés à leurs bases dans des massifs de béton.

La rapidité et la sûreté du fonctionnement de ces appareils sont telles qu'en moins de cinq minutes on a pu placer la griffe sur une taille pesant 4.500 kilogrammes, lever celle-ci à hauteur, faire tourner tout le système,

déplacer le chariot de manière à l'amener au-dessus du point de pose, et descendre la pierre exactement sur le lit de mortier qui avait été préparé à l'avance (construction de l'église de Notre-Dame de Lourdes à Nancy).

Les caractéristiques de la grue Derrick (Perbal), sont : hauteur utile sous flèche, 35 mètres; portée, 20 mètres; force : 5.000 kilogrammes. Ces caractéristiques peuvent être augmentées, s'il est nécessaire.

Lorsque l'importance de la construction exige l'emploi d'appareils très puissants, la maison Perbal les construit pour chaque cas particulier et les solutionne de telle sorte qu'ils s'y adaptent d'une façon complète.

CONSTRUCTOR

Le Service Commercial, 30, rue Le Peletier, à Paris, se fera d'ailleurs un devoir et un plaisir de répondre aux demandes de renseignements que MM. les Entrepreneurs voudraient bien lui adresser, et se tiendra à leur entière disposition soit pour leur faire visiter les chantiers où les Appareils Perbal fonctionnent, soit pour leur envoyer, sans qu'il en résulte pour eux aucun engagement, un ingénieur qui étudiera sur place la solution des problèmes qu'ils auraient à soumettre aux Etablissements

 

Louis Perbal

 

Le texte ci-dessus est extrait de cette revue datant du 25 mars 1919 et signé Louis Perbal le fabriquant de grues.